Helloween


Helloween est un groupe de power metal allemand fondé par Kai Hansen (Gamma Ray) et Piet Sielk (Iron Savior) en 1978 et considéré comme pionnier duspeed mélodique (l’appellation power metal actuelle est un sujet de débat mais a tendance à désigner aussi cette forme de speed).

Sommaire

Histoire

Walls of Jericho

Après un premier mini-album 5 titres sobrement intitulé Helloween (aussi appelé Mini LP), le groupe sort son premier album Walls of Jericho en 1985, sur lequel Kai Hansen assure chant et guitare. Il y est accompagné de Michael Weikath à la guitare, Markus Großkopf à la guitare basse et Ingo Schwichtenberg à la batterie. L’énergie insufflée par les guitares rythmiques et les solos rapides mais mélodiques apporte un souffle nouveau au heavy metal et participe à l’émergence d’un nouveau genre, le speed mélodique, dont les fondations seront parachevées avec les deux albums suivants : Keeper of the Seven Keys Pt 1et Keeper of the Seven Keys, Pt. 2.

Le nom de l’album a inspiré le groupe Walls of Jericho ainsi que le nom de scène du catcheur Chris Jericho.

Keeper of the Seven Keys, Pt. 1 & 2

Kai Hansen ayant des difficultés à assurer en même temps guitare et chant, le groupe embauche un nouveau chanteur, Michael Kiske. Le groupe travaille alors sur son nouvel opus et décide d’en faire un double album, mais leur label de l’époque, Noise, peu sûr de sa réussite commerciale en plus du coût, ne veut pas d’un album de ce format. Helloween s’engage alors sur la première partie de ce concept album Keeper Of The Seven Keys – Part I qui sort en 1987. Cet album leur assurera une renommée mondiale et se classera assez bien en Angleterre. Sort ensuite en 1988, la deuxième partie qui est certainement l’album du groupe le plus connu Keeper Of The Seven Keys – Part II. Cette deuxième partie obtient encore plus de succès que la première et finit d’installer la réputation du groupe.

Ces deux albums qui combinent des riffs de speed metal avec des riffs mélodiques et des techniques vocales claires et puissantes sont considérés comme des pionniers du speed mélodique. Ils renouent également avec la tradition des albums concept des années 1970, avec une certaine unité de construction dans chacune des parties (une courte introduction musicale, une ballade vers le milieu et un morceau final de plus de 10 min). Les thèmes portent sur les conséquences néfastes de l’activité humaine, l’autodestruction, l’exploitation des autres ou de quêtes pour délivrer le monde de ses malheurs dans une ambiancemédiévale-fantastique -les « duels » des guitaristes symbolisant la lutte du bien contre le mal (en particulier sur le morceau « Keeper Of The Seven Keys »)-. Outre la maturité musicale, la conception graphique participe au succès des albums :

  • une pochette aérographiée d’Uwe Karczewski (qui avait déjà signé les deux premières pochettes) ;
  • des dessins humoristiques du dessinateur belge Frédéric Moulaert (qui signera aussi la pochette du Live In The UK).

Le « Pumpkin Fly Free Tour » emmène le groupe à travers l’Europe avec en point d’orgue une participation aux « Monsters Of Rock » de Donington dont la tête d’affiche est Iron Maiden. Une tournée aux USA en compagnie d’Exodus et Anthrax est ensuite mise sur pied par MTV.

En 1989, le groupe sort un album concert, consécutif à leur tournée européenne de 1988. Il est publié sous trois formes en raison d’une nouvelle mésentente avec leur label : « Live In The UK » pour l’Europe, « I Want Out Live » pour les Etats-Unis et « Keepers Live » pour le Japon, la version européenne contenant un morceau supplémentaire. C’est l’apogée pour le groupe mais les tensions avec son label ne vont que croitre et finissent par déboucher sur des procès entre celui-ci et le groupe : Helloween ayant décidé de casser son contrat avec Noise pour signer chez EMI, Noise attaque en justice. Au final, Helloween perd devant les tribunaux et doit payer une amende. Les conséquences pour le groupe sont désastreuses: ils doivent rembourser leur label et se voient interdits de sortir des disques ailleurs qu’en Europe et au Japon. Parallèlement, Kai Hansen quitte le groupe à cette époque pour fonder Gamma Ray, non pour cause de tournées trop longues comme annoncé officiellement mais pour des raisons liées à la répétition de multiples tensions entre Michael Weikath, Michael Kiske et lui-même. Les deux premiers voulant tout contrôler du groupe, il s’en ira de lui-même. Kai Hansen a par ailleurs formé son remplaçant pour la fin de la tournée (Kai Hansen étant parti au cours de la tournée du Keeper Of The Seven Keys Part II) en la personne de Roland Grapow (Masterplan).

Pink Bubbles Go Ape et Chameleon

Dans ces conditions difficiles, auxquelles s’ajoutent des rumeurs persistantes de séparation du groupe, sort en 1991 « Pink Bubbles Go Ape« , album qui recevra un accueil très froid de la critique et des fans et qui ne rencontrera quasiment aucun succès. Les tensions entre Michael Kiske et Michael Weikath persistent et deux ans plus tard, en 1993 sort l’album « Chameleon » qui, loin de sortir le groupe de la crise, l’y plonge un peu plus. Le style de l’album tranche radicalement : tout en gardant le côté mélodique et construit des morceaux, la musique est plus lente et moins agressive, ce qui rebute certains fans. L’instrumentation a été renforcée par le violon (Stefan Pintev), synthétiseurorgue (Axel Bergstedt) et le Chœur d’enfants de l’orchestre Bach de Hambourg. Un bon nombre de morceaux ne contiennent même pas de guitare électrique (« I Don’t Wanna Cry No More » ou encore « Windmill »). Le batteur Ingo Schwichtenberg est écarté du groupe pendant la tournée à cause de troubles mentaux (schizophrénie) et de problèmes d’alcool et de drogue. Il sombrera plus tard dans la dépression et finira par se suicider en se jetant sous une rame de métro le 8 mars 1995. Michael Kiske finit lui aussi par quitter le groupe. Il est rendu responsable par Michael Weikath notamment de l’échec des deux albums. Il continuera une carrière solo délaissant le Heavy Metal dans lequel il ne se reconnait plus. On croit alors fini l’un des plus illustres groupes de Metal des années 80, l’avenir en décidera autrement.

Master of the RingsThe Time of the Oath et Better Than Raw

En 1994, le groupe signe sous un nouveau label et sort l’album « Master of The Rings » avec un nouveau chanteur, Andi Deris (ancien chanteur de Pink cream 69). Un nouveau batteur, Uli Kusch (Ride The Sky) est également engagé. C’est le retour du succès pour le groupe. En renouant avec le Metal mélodique qui a fait les heures de gloire d’Helloween, l’album reçoit enfin des critiques positives et le groupe présente une vraie cohérence entre ses membres.

Suit en 1996, « The Time Of The Oath« , qui amplifie le succès déjà acquis par « Master Of The Rings ». Il rétablit Helloween parmi les groupes de Metal les plus populaires en Europe. L’album contient des titres basés sur les écrits de Nostradamus. Il est considéré par les fans comme le meilleur album depuis l’ère des Keeper dont il reprend en grande partie la structure. Le double-album concert « High Live » suivra la même année.

« Better Than Raw » sort ensuite en 1998. Le groupe a combiné des éléments modernes avec le son traditionnel du groupe, ce qui est parfaitement accueilli par les fans. En plus des traditionnelles tournées en Europe, Amérique Latine et Japon, le groupe donne un show à New York le 20 décembre 1998. Il n’avait plus foulé le sol américain depuis près de dix ans. Toujours avec la même formation, sort en 1999 un album de reprises, Metal Jukebox. Le groupe semble avoir trouvé son rythme de croisière.

The Dark Ride et Rabbit Don’t Come Easy

En 2000 sort « The Dark Ride« . Avec des guitares sous-accordées, cet album surprend par un style nettement plus sombre que ce que le groupe avait produit jusque là. C’est un échec commercial et l’album est l’une des plus mauvaises ventes de la carrière du groupe, la majorité des fans n’aimant visiblement pas cette nouvelle direction et regrettant l’ancien style. Des tensions apparaissent à nouveau entre les membres. Après la tournée, Michael Weikath, qui reproche à Uli Kusch et à Roland Grapow de ne pas se concentrer assez sur le groupe mais trop sur leurs projets solos, les évince du groupe. Helloween traverse alors une période de flottement et se lance dans la recherche de nouveaux musiciens. Mark Cross est embauché pour assurer la partie de batterie, mais tombe malade et est finalement remplacé par Mikkey Dee qui assurera l’essentiel des enregistrements de batterie. Stephan Schwarzmann prendra ensuite la relève pour un temps. Sascha Gerstner remplace pour sa part Roland Grapow à la guitare.

Est donc finalement publié en 2003 l’album « Rabbit Don’t Come Easy » qui renoue avec le Speed mélodique et le côté « happy » caractéristique du groupe qui avait disparu sur The Dark Ride. Il remporte un certain succès auprès de la critique et du public et le groupe part en tournée. Fait marquant, pour la première fois depuis l’époque des Keeper, le groupe fait une vraie tournée aux USA.

Keeper of the Seven Keys – The Legacy et Gambling with the Devil

En 2004, après avoir assuré la tournée de l’album, le batteur Stephan Schwarzmann quitte le groupe. Il est remplacé par Dani Löble. Helloween retourne en studio en vue d’enregistrer un nouvel album ambitieux, « Keeper Of The Seven Keys – The Legacy » qui est sur le marché depuis le 31 octobre 2005. Outre le nom, il s’agit de leur vision moderne de la suite des premiers classiques du groupe. « Keeper Of The Seven Keys – The Legacy » sort sous la forme d’un double album, ce que le groupe n’avait pu réaliser presque 20 ans auparavant. Il ne faut pas s’attendre à une copie des deux premiers, mais plutôt une continuité de leur style actuel même s’il renoue avec des titres très longs (près d’1/4 d’heure) jamais reproduits depuis les deux premiers Keeper. Cet album est très bien accueilli par la presse et les fans et la tournée mondiale qui s’en suit recueille un grand succès. Le groupe décide alors d’enregistrer quelques concerts pour la sortie d’un CD/DVD, ce qu’il n’avait plus fait depuis le « High Live » de 1996. En janvier 2007 sort « Keeper Of The Seven Keys – The Legacy World Tour 2005/2006 – Live In Sao Paulo » en CD et « Keeper Of The Seven Keys – The Legacy World Tour 2005/2006 – Live On 3 Continents » en DVD. Ce DVD connaît rapidement du succès, et, d’après le magazine japonais Burrn!, est en première position des ventes de DVD musicaux dans les charts japonais en mai 2007.

Fin octobre 2007, sort « Gambling With The Devil« . Il a été enregistré de mai à juin 2007 à Tenerife et à Ebermannstadt. Lors de son annonce, le groupe a indiqué qu’il s’inscrirait dans la suite des Keeper mais n’aura pas le nom de ses prédécesseurs : « Les gens nous accuseraient de vouloir nous vendre » a déclaré le chanteur Andi Deris. Cet album est caractérisé par un style musical plus direct que son prédécesseur « Keeper Of The Seven Keys – The Legacy » et c’est un nouveau succès critique et commercial pour le groupe, certains y voyant même un des meilleurs albums d’Helloween, époque Andi Deris. Une tournée mondiale avec Gamma Ray, le « Hellish Rock 2007/2008 », a débuté en fin d’année 2007. Elle a commencé en Europe avant de passer par l’Asie du Sud-Est, l’Australie puis l’Amérique du Sud. Elle a pris fin enAmérique du Nord durant la deuxième moitié de 2008. Grand succès, cette tournée a permis de revoir Kai Hansen reprendre avec son ancien groupe, certains titres cultes de la glorieuse époque d’Helloween lors de la réunion des deux groupes à la fin de chaque concert.

Unarmed et les 25 ans du groupe

Fin octobre 2009 et après de longs mois de silence, Helloween annonce sur son site officiel la sortie d’un Best Of intitulé « Unarmed » qui commémorera les 25 ans du groupe1 . Il s’agit de versions réenregistrées et réarrangées de différents titres du groupe avec une participation de l’orchestre symphonique de Prague. Un medley de 17 mn mélangera les trois titres les plus longs écrits par Helloween : « Halloween », « Keeper of The Seven Keys » et « The King For A Thousand Years ».

7 Sinners

Durant les vacances d’été, Helloween annonce sur son site officiel la sortie le 31 octobre 2010 de son nouvel album, 7 Sinners, qui serait l’album le plus rapide et le plus heavy du groupe2. L’album est prévu de sortir le 31 octobre en Europe et le 03 novembre aux États-Unis. Il est également disponible à l’écoute en streaming via la page Myspace officielle du groupe depuis le 25 octobre 2010. Le titre de l’album fait référence aux sept péchés capitaux, la pochette disque représente une étoile à sept branches qui symbolise l’arme qui combat ces derniers 3. Afin de promouvoir cette sortie, Helloween partira en tournée à travers toute l’Europe en compagnie de Stratovarius dans le courant du mois de Novembre 2010.

Anecdotes

  • Le nom de « Helloween » est en fait un jeu de mots entre Halloween, « hell » (l’enfer en anglais) et « hello » (« salut ! » en anglais).
  • Le symbole du groupe est une citrouille, qu’on retrouve souvent remplaçant le « o » du nom du groupe sur les pochettes des albums. C’est pourquoi les livrets des albums sont peuplés de dessins humoristiques de citrouilles personnifiées ou de personnages aux têtes de citrouille dans des situations plus ou moins loufoques.
  • Helloween s’est distingué par le contenu parfois humoristique de ses textes de chansons, qui sont restés en tant que happy helloween tunes.
  • Trois albums d’Helloween sont sortis aux environs du 31 octobre, c’est-à-dire pour la fête d’Halloween.

Membres actuels du groupe

Anciens membres

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